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Recherche d’emploi : jeunes diplômés, sortez des méthodes de papa !

« Oubliez les méthodes de papa »

A la lecture de ce titre un rien provocateur, « oubliez les méthodes de papa ! », on pense avoir affaire à un jeune créatif qui explique comment il a décroché son job en envoyant son CV, forcément original, dans une pochette surprise ou une boite de chocolats…

Et l’on est un peu surpris de découvrir un jeune homme « classique », diplômé d’une école de commerce, intéressé par le marketing et qui désirait travailler dans un grand groupe international.

Ne cherchez pas l’originalité, mais l’efficacité

Il ne doit plus vous rester  qu’à partir à l’assaut des entreprises cibles.

Et ça marche ! La preuve ?

Un premier emploi qui n’est pas tombé du ciel, mais qu’il faut  patiemment conquerir, au fil d’une accumulation de stages, d’envois de candidature, et d’une impressionnante activité de prises de contact « multicanal ». Stratégie imparable évoquant à la fois celle de la fourmi prévoyante et de l’araignée qui tisse sa toile. ça commence à vous intéresser ?

N’attendez pas que l’emploi vienne à vous, allez vers les employeurs

Stages, contacts, envoi de CV… Rien de révolutionnaire, direz-vous. Malgré le titre du guide, on n’est pas si loin que ça des « méthodes de papa », non ?

« Il y a tout de même trois choses qui ont changé par rapport au marché du travail qu’ont pu connaître nos parents,

La première, c’est que les rapports se sont inversés entre les jeunes diplômés et les employeurs. Les obstacles du marché  a rendu l’emploi plus rare, et il y a de plus en plus de jeunes diplômés qui visent le même genre de poste. Les recruteurs ont donc souvent le choix entre un grand nombre de bons profils et ils ne vont plus venir vous chercher : c’est à vous d’aller vers eux ».

« J’ai vu des diplômés de toutes écoles rester plusieurs mois au chômage »

Dès le choix de vos études, prenez votre destin en main

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Quel que soit ses études, il faut en effet AN-TI-CI-PER de façon à pouvoir se spécialiser progressivement en fonction d’un projet.

« Prenez votre destin en main. Ne faites pas des études uniquement pour faire des études mais choisissez  celles qui débouchent sur des perspectives qui vous intéressent. »

Vous n’avez encore aucune idée ? « Dans ce cas, le meilleur moyen de parvenir à savoir ce que vous voulez faire est de vous confronter avec les réalités de l’entreprise pour pouvoir trancher ».

N’ayez pas peur de contacter les professionnels

On arrive là au deuxième point nouveau par rapport aux « méthodes de papa » : puisque les employeurs ne vous attendent plus, c’est à vous d’aller vers eux.

Déposer son CV sur un, voire de nombreux sites emploi ne suffit plus, dit en substance le jeune pro, et attendre de recevoir dans sa boite « l’offre d’emploi idéale » dont vous rêvez risque d’être long et décevant, car même si elle se présente, vous êtes alors en concurrence avec des dizaines d’autres candidats qui attendaient la même offre que vous…

Il vous faut donc contacter directement les professionnels, vous constituer un réseau, l’entretenir dans une stratégie « multicanal » qui fait feu de tout bois. Vous faites un stage long qui se passe bien ? Demandez une lettre de recommandation à la fin du stage, ajoutez les noms des professionnels avec qui vous avez travaillé à vos « contacts » sur votre réseau social préféré, et une fois par an, envoyez-leur un petit message (voeux de début d’année, nouvelles sur l’avancée de vos études).

Des idées fausses sur la recherche d’emploi

Dans son ouvrage, Thomas Welsch aborde méthodiquement toutes les étapes de la recherche d’emploi : projet, prises de contact, CV, lettre de motivation, entretien… Au passage, il donne son avis sur certaines erreurs fréquentes. Exemple ?

– Il faudrait personnaliser son CV de manière différente pour chaque entreprise contactée. « Non ! dit Thomas Welsch. Enfin… un grand Non et un petit oui ». Il faut bien sûr personnaliser un minimum vos prises de contacts pour répondre à une annonce, mais ce changement doit être léger. Si vous devez tout refaire à chaque fois, c’est que votre objectif professionnel est trop flou : il faut mieux le cibler (poste, secteur, type d’entreprise) pour ne pas perdre trop de temps et avoir un bon retour sur investissement.

 Il faut passer beaucoup de temps à faire ses lettres de motivation. Surtout pas, affirme le jeune pro. Avec la candidature électronique, la lettre de motivation tombe en désuétude. Préparez simplement une base de quelques lignes pour accompagner vos mails.

– Il faut s’inscrire sur le maximum de sites emploi, pour être au courant des nouvelles offres. En réalité, « il vaut mieux vous focaliser uniquement sur deux ou trois sites principaux, en lien avec le type de poste ou de secteur que vous convoitez », conseille Thomas Welsch, car le plus efficace est d’avoir une démarche active et non passive.

– Il faut être présent sur les réseaux sociaux pour se faire « chasser » par les recruteurs. Ne rêvez pas ! Les recruteurs ne chassent que des personnes expérimentées, pas de jeunes diplômés. Par contre, les réseaux sociaux vous permettent de contacter directement des professionnels.

Utilisez les réseaux sociaux professionnels pour ‘networker’

Et puis, bien sûr, il y a les réseaux sociaux professionnels comme  facebook , Viadeo ou LinkedIn. Là, les méthodes de papa sont vraiment loin ! » Ces réseaux s’adressent plus particulièrement à certaines catégories professionnelles, à un certain type d’étudiants et de profils. Ils sont plus couramment utilisés dans les grandes villes, davantage pour des étudiants assez qualifiés ».

Mais si vous faites partie de cette cible, alors le jeune pro du marketing vous prend par la main pour vous apprendre à « networker » de façon efficace. « Ce qui est génial, s’enthousiasme-t-il, c’est qu’on a désormais accès à tout le monde et dans le monde entier ! Tout le monde peut développer son réseau, même des étudiants. Inutile d’être le descendant d’une famille d’aristocrates ou d’industriels ».

Toujours très concret, il nous dit donc tout sur la façon de créer et de développer son réseau en partant de zéro, sur le type de message que l’on peut envoyer pour prendre contact de façon naturelle avec un professionnel, pour entretenir des échanges, pour solliciter un conseil, un entretien, et cela sans jamais quémander un job en direct.

« Il faut arrêter de percevoir l’entreprise comme quelque chose qui inquiète »

C’est par ce canal que lui-même a pu trouver son stage de fin d’études et son premier emploi, alors, pourquoi pas vous ? « Trop souvent, les jeunes diplômés ont une vraie barrière pour contacter directement les professionnels via ces réseaux. Ils ont toujours peur que cela leur porte préjudice, que l’entreprise n’apprécie pas, qu’on se rappelle d’eux s’ils envoient un CV, etc. »

Une peur paralysante qui, au final, prive de bien des opportunités. « Il faut sortir de l’idée que l’entreprise est quelque chose de menaçant.

Votre avenir est essentiellement entre vos mains, alors ayez confiance ! »

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